Info générale
23/4/26

Les Néerlandais se tournent en masse vers les supermarchés étrangers

De plus en plus de consommateurs néerlandais cherchent à faire des économies de l’autre côté de la frontière. Un Néerlandais sur trois fait ses courses en Allemagne ou en Belgique au moins une fois par mois. Le « shopping transfrontalier » passe ainsi d’un phénomène régional à une tendance nationale plus large.

Bien plus qu’une simple « sortie »

L’étude met en évidence une tendance structurelle. Un Néerlandais sur dix-sept fait même ses courses de l’autre côté de la frontière chaque semaine. Plus d’un quart traverse la frontière une à deux fois par mois pour faire des achats en gros. Près de 5 % des personnes interrogées font toutes leurs courses à l’étranger.

La motivation réside clairement dans la réduction des coûts. Les consommateurs combinent les prix plus bas des supermarchés avec un carburant moins cher, ce qui augmente les économies totales. Près des deux tiers font systématiquement le plein à l’étranger lorsqu’ils traversent la frontière. Un autre tiers le fait « régulièrement » ou « parfois ». Et compte tenu des prix actuels du carburant, le shopping transfrontalier pourrait encore s’intensifier.

Ce sont surtout les articles de droguerie, tels que le shampoing et le dentifrice, qui attirent les acheteurs vers des chaînes comme Kaufland et Colruyt. Les consommateurs remplissent également leur panier avec des boissons alcoolisées, de la viande, des produits d’entretien et du café ou du thé. Selon une étude précédente, les ménages des régions frontalières peuvent ainsi économiser entre 200 et 300 euros par an.

La distance n’est pas un obstacle

Le comportement d’achat transfrontalier s’étend également bien au-delà des régions frontalières, comme le montre une enquête menée par PanelClix auprès de 1 052 Néerlandais pour le compte de Duitsemilieusticker.nl. Il est frappant de constater à quel point les consommateurs sont prêts à parcourir des distances considérables : en moyenne, les Néerlandais parcourent 53 kilomètres pour faire leurs courses et faire le plein à moindre coût. Près d’un sur cinq parcourt même 100 kilomètres ou plus.

Mais dans les régions frontalières, ce comportement est encore plus marqué : dans le Limbourg, un habitant sur sept fait systématiquement ses courses à l’étranger. Moins de 30 % des Limbourgeois déclarent ne jamais faire leurs achats de l’autre côté de la frontière. À Groningue également, la proportion de « frontaliers » est élevée : moins de la moitié des habitants restent exclusivement dans leur propre pays pour leurs achats quotidiens.

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