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5/11/26

Delhaize réalise des performances “exceptionnelles”, la cyberattaque coûte 200 millions d’euros : quatre enseignements du rapport trimestriel d’Ahold Delhaize

La cyberattaque survenue il y a quelques semaines a coûté entre 200 et 250 millions d’euros à Ahold Delhaize, ce qui l’oblige à revoir ses prévisions de bénéfice. Parallèlement, le groupe de supermarchés enregistre une croissance plus soutenue en Europe qu’aux États-Unis. Selon Frans Muller, Delhaize fait même “exceptionnellement bien”. Les cinq principaux enseignements du rapport trimestriel d’Ahold Delhaize.

  1. La cyberattaque coûte entre 75 et 100 millions d’euros de bénéficeUn dossier éclipse les résultats trimestriels d’Ahold Delhaize : la cyberattaque qui a touché l’approvisionnement des magasins d’Albert Heijn et de Delhaize. Elle a entraîné une perte de chiffre d’affaires de 200 à 250 millions d’euros et de 75 à 100 millions d’euros de bénéfice. Ahold Delhaize abaisse de ce fait ses prévisions annuelles. Le flux de trésorerie disponible s’établit à quelque 2,1 milliards d’euros, contre 2,3 milliards d’euros annoncés précédemment. Le groupe table sur un effet marginal sur le résultat d’exploitation pour 2026. Le CEO Frans Muller affirme que l’incident démontre la résilience d’Ahold Delhaize. Il ne dit rien de l’origine de l’attaque, de ses auteurs ni d’un éventuel vol de données. Ahold s’emploie à rétablir au plus vite le fonctionnement normal de toutes ses activités.
  2. Delhaize fait “exceptionnellement bien”Dans un commentaire accompagnant les chiffres trimestriels, Frans Muller cite explicitement les résultats de Delhaize. L’enseigne de supermarchés continue, selon lui, d’afficher des performances “exceptionnelles”. Il ne fournit toutefois aucun chiffre de chiffre d’affaires ni de bénéfice. Il attribue ces bons résultats à des campagnes estivales attractives, à un assortiment saisonnier solide et à une offre axée sur le client, qui a séduit tout au long du trimestre. Il indique aussi que Delhaize investit dans la fraîcheur, l’innovation, la praticité et l’accessibilité des prix. Depuis la franchisation des magasins en 2024, Delhaize a réussi à porter ses parts de marché à 17,5 % (+1,4 point de pourcentage), a rapporté Gondola hier.
  3. L’Europe croît plus vite que les États-UnisLes volumes de vente progressent plus fortement en Europe qu’aux États-Unis, malgré la déflation dans la plupart des marchés. À périmètre comparable, le chiffre d’affaires hors carburant augmente de 2,1 %. Selon lui, cela prouve l’attrait de l’offre de prix et des solutions de magasin pratiques proposées par les enseignes. En Serbie, où les autorités ont plafonné les marges commerciales, Ahold regagne des parts de marché, indique Frans Muller. En Roumanie, il voit encore des opportunités de croissance. Il annonce parallèlement le rachat de Tesco en Tchéquie et en Slovaquie. En Slovaquie, le groupe deviendrait un acteur de poids, doté d’une position de marque de premier plan. Le rachat doit encore être approuvé.
  4. Le e-commerce, moteur aux États-UnisPour Ahold Delhaize, le e-commerce est un moteur de croissance, surtout aux États-Unis. Les ventes en ligne y progressent de 14,2 %. Il s’agit du dixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres. En Europe, la hausse atteint 3,1 %. Frans Muller attribue cette forte croissance à la praticité, à l’assortiment, à la personnalisation et à la combinaison de magasins physiques et de canaux en ligne. Il souligne que plus de 75 % des clients en ligne restent fidèles d’un trimestre à l’autre. Les Home Shop Centers automatisés ont accru la productivité de 20 % chez Albert Heijn. La capacité de traitement chez Albert Heijn et Bol a augmenté de 10 %.

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Gondola

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