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Avril

Chers Membres,

Marché ou supermarché ?

Les derniers résultats de l'étude Nielsen nous montrent que les volumes dans le commerce alimentaire ont diminué au cours du 1er trimestre 2018.
C’est au moins la deuxième fois en un an que nous connaissons une diminution des volumes, ce qui est assez interpellant dans un contexte où la population ne diminue pas, et où le pouvoir d’achat des consommateurs reste stable, voire augmente (pour rappel : nous avons connu une indexation des salaires en 2017 et en 2018).
Tout le monde reste un peu sur sa faim … Que se passe-t-il ? Pourquoi ce changement du comportement du consommateur ? Se serre-t-il réellement la ceinture ? Et si pas, pourquoi et comment est-il en train de changer ses habitudes ?

Qui sont les perdants et les gagnants de cette nouvelle donnée ? En voici quelques-uns …

- Les achat transfrontaliers où les consommateurs peuvent se procurer des marchandises beaucoup moins chères tout près de chez eux, de l'autre côté d'une frontière.

- Les circuits courts, achats directement chez les producteurs, ou magasins spécialisés qui se défendent très bien.

- Les crises alimentaires récentes dans le secteur du frais (Veviba, Fipronil, Derwa, …), crises que malheureusement le consommateur associe peut-être à la grande distribution.

- L’e-commerce qui impacte notre business. 

- Les mouvements de société qui responsabilisent la grande distribution à la problématique de la pollution par les plastiques d’emballages (« Plastic Attack »), les canettes et bouteilles en PET pour lesquelles nous refusons de trouver une alternative de collecte.

- Etc.

C’est peut-être pour cela que le consommateur tourne les dos à notre business-model, un modèle qui est peut-être perçu comme trop imposant, où la digitalisation ne donne pas de vraie réponse aux attentes de la société.

Le marché traditionnel qui existe depuis la nuit des temps, est un endroit où le consommateur trouve une réponse satisfaisante et durable à ses besoins d’achats et de contacts humains.

Notre société aujourd’hui offre à tout le monde la possibilité de se nourrir correctement, mais avons-nous peut-être perdu de vue l’importance des contacts humains, sociaux et relationnels qui entourent l’acte d’achat ? Sommes-nous peut-être trop focalisés sur la digitalisation, ou sur la dictature du rendement à court terme ?

Une société durable est une société où tous les acteurs se sentent respectés, et où ils peuvent évoluer et s’adapter. C’est peut-être là que notre business model doit être revu par nous-mêmes d’abord, par le secteur du commerce indépendant ensuite, et sans oublier, plus globalement, par le Gouvernement lui-même !

Bonne ventes et bonne réflexion !

Rendez-vous le mois prochain pour un nouvel édito et un regard particulier sur notre monde !

 

Luc Bormans
Président