Suivez l'actualité du secteur en temps réel !
Inscrivez-vous à notre newsletter

Je deviens membre

Valérie DE WULF - AD Delhaize Gembloux

Dans l’AD Delhaize Gembloux , nous rencontrons Valérie De Wulf, une jeune femme joviale, fière à juste titre de son parcours déjà réalisé. Cet AD propose en effet un ‘bar à sushis’, un succès formidable et surtout inattendu dans cette petite ville du Namurois.

Le consommateur n’a que l’embarras du choix en ce qui concerne les possibilités de shopping dans la petite ville de Gembloux – située entre Wavre et Namur. Le groupe Delhaize s’y est implanté pour la première fois en 2016 lorsqu’il a décidé d’ouvrir sa formule Red Market. Le concept de discount n’allait pas y faire long feu. Les projets de transformation de ce magasin ont fini par croiser la route de Valérie De Wulf et son époux Dimitri Yadot. La famille de Valérie De Wulf est la seconde génération d’une famille active dans le monde de la vente au détail. Ses parents ont débuté dans le secteur il y a onze ans, avec les supermarchés Delhaize à Incourt et Fernelmont, situés respectivement vingt et trente kilomètres plus loin.

Disparition du magasin Red Market

Valérie est la seule des quatre enfants à avoir acquis de l’expérience dans les supermarchés de ses parents. Le but initial était qu’elle assiste sa mère dans le magasin AD Delhaize à Incourt. Elle a finalement occupé tous les postes du supermarché : de l’alimentation sèche à la comptabilité, en passant par les fruits & légumes. « Ma mission personnelle consistait à étendre l’offre en produits locaux », explique Valérie. Jusqu’à ce que les projets d’AD Delhaize croisent sa route. « Delhaize a décidé de mettre un point final au projet Red Market à Gembloux. On nous a posé la question de savoir si cette aventure nous tentait. Il est vrai qu’une envie d’indépendance me taraudait déjà. Après une longue réflexion et avec l’appui du père Alain De Wulf et de son époux Dimitri Yadot, nous avons finalement pris notre décision : nous allions utiliser le bâtiment pour créer un AD Delhaize accueillant, proposant des produits spéciaux pour lesquels les clients se déplaceraient spécifiquement. »

Ambiance agréable et convivialité

Le magasin d’une superficie de 2.000 m² a la forme d’un carré, une solution idéale pour l’aménagement intérieur. « Nous avions envisagé de limiter la superficie du magasin en installant une paroi de séparation, mais nous avons finalement abandonné cette idée afin d’offrir un maximum d’espace aux clients », explique Valérie. Après le rayon des fruits et légumes, le client tombe nez à nez avec le bar à sushis ; à sa gauche, il trouve les produits locaux, tandis que le rayon de boulangerie s’étend à sa droite. À l’arrière du magasin, derrière le bar à sushis et la poissonnerie, nous trouvons le comptoir de viandes et charcuteries.

Malgré l’existence du bâtiment, l’aménagement du magasin n’a pas été une mission simple. Valérie De Wulf nous guide à travers le magasin : « Le but était de créer un magasin convivial, ce qu’il n’était nullement en tant que Red Market. Des rayonnages de faible hauteur, un esprit d’ouverture et une sensation d’espace créent une ambiance agréable, le tout complété par une musique reposante et un éclairage convivial. La froideur du sol bétonné a cédé la place à un carrelage sur lequel le chariot se manœuvre en souplesse. »

Des sushis d’une fraîcheur inégalée

Être un bon Delhaize, connu pour sa fraîcheur et sa qualité, voilà la devise de Valérie : « Il faut en effet d’abord être un bon épicier, avant de vouloir faire la différence avec d’autres produits. Grâce à notre assortiment, nous pouvons partir du principe que nous disposons d’une base de choix. Une base qui nous permet de réaliser 90 pour cent de notre chiffre. En plus de l’assortiment des produits locaux, nous cherchions donc l’aspect qui pouvait faire la différence à Gembloux », poursuit Valérie. Suite à la fermeture du restaurant asiatique tout proche et compte tenu de l’absence d’un fournisseur de sushis dans les environs immédiats, Valérie et son époux ont pris la décision d’installer un bar à sushis à l’entrée du magasin, un peu comme une carte de visite. « Nos préparateurs opèrent en live et préparent les divers sushis journellement. Certains clients ne viennent que pour les sushis, d’autres viennent les chercher spécialement le week-end. Bref : un succès, que nous espérions en secret. Nous appelions cela un pari calculé (rire). Cette nouveauté a été largement lancée dans la communication consacrée à l’inauguration du magasin. Des délices d’une fraîcheur inégalée, sains et prêts à consommer. Et particulièrement appréciés à une occasion telle que la Saint-Valentin, comme nous avons pu le constater. »

« Le sushi est considéré comme un repas à part entière, prêt à être consommé, ce qui signifie que le client ne doit préparer aucun autre repas ce jour-là, ni faire d’autres achats. Le petit inconvénient du succès des sushis réside dans le recul des ventes du rayon des viandes. Les Belges consomment moins de viande, suite à la crise qui frappe le secteur de la viande, mais aussi parce qu’ils abordent la question de l’alimentation d’une façon plus responsable. Aussi longtemps que nous parvenons cependant à proposer un vaste assortiment frais au client, notre concept est une réussite. »

Produits locaux

Suite au lancement réussi du segment des produits locaux dans l’AD Delhaize à Incourt, il va de soi qu’un vaste assortiment ne pouvait pas faire défaut ici. Les produits doivent cependant représenter une plus-value grâce à leur qualité. Aucun produit n’est sélectionné sans une solide garantie de qualité. « Nous avons composé un ensemble sélect de produits en provenance de Gembloux et de ses environs. Il y a le foie gras, les yaourts, le beurre, les fromages, le café, les repas cuisinés, mais aussi les légumes oubliés. Nous braquons aussi les projecteurs sur un vaste assortiment de bières, de boissons aromatisées et de vins locaux, sans oublier bien évidemment les douceurs, comme les confitures, le chocolat, les friandises, les gaufres et les biscuits de Gembloux. Lorsque le client achète ces produits locaux, il doit être pleinement satisfait. La condition est qu’il soit ouvert à la découverte et l’appréciation de sa région », précise Valérie De Wulf.

 

Paru dans Buurtsuper Magazine.

 

 

 

 

 

Valérie De Wulf