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Les ventes de fruits et légumes sont au plus bas

Catégorie

Actualité

Publication

18/07/2019

Les ventes de fruits et légumes sont au plus bas

En 2018, le consommateur belge a acheté en moyenne 37 kg de légumes frais et 45 kg de fruits frais, des achats en baisse de respectivement 2 et 5%. Si les dépenses en fruits ont augmenté de 1%, c’est en raison de l’augmentation du prix moyen au détail. La tomate reste le légume n°1, suivie de près par la carotte. Pour ce qui est des fruits, la banane a dépassé la pomme, devenant ainsi le fruit le plus consommé dans notre pays. Sur le long terme, la pomme ne cesse de perdre des parts de marché, la récolte décevante de l’an dernier renforçant encore la tendance. 

On observe peu de changements en matière de distribution des fruits et des légumes. Les hypermarchés et les grands supermarchés restent solides leaders avec 48% de parts de marché, devant le hard discount (23%, en recul de 1%) et les supermarchés de proximité (16%). Ces statistiques émanent du ConsumerScan, le panel de 5.000 ménages belges du bureau d’études de marché GfK Belgium, pour le compte du VLAM. Elles ne concernent que la consommation à domicile.

La consommation à domicile de légumes continue de baisser 

Les achats de légumes frais destinés à la consommation à domicile ont fluctué autour de 40 kg par habitant jusqu’en 2014, mais n’ont cessé de diminuer depuis pour tomber à 37,3 kg en 2018. Les dépenses effectives par habitant sont stables à 96,15 euros en raison de la hausse du prix moyen, passé de 2,52 euros en 2017 à 2,58 euros en 2018. Quasiment tous les ménages belges achètent des légumes frais. La fréquence d’achat moyenne est de 55 fois par an, une fois de moins qu’en 2017. Les Flamands et les familles aisées achètent relativement plus de légumes frais que les Wallons et les familles moins favorisées. On note avec étonnement que les retraités aux revenus limités ont acheté plus de légumes en 2018.

Concernant les légumes frais, on observe qu’après quelques années de croissance, le segment des légumes transformés préemballés a chuté de 3,7 kg par habitant en 2017 à 3,5 kg en 2018. Ce segment particulier représente 9% du volume et 18% des dépenses de l’ensemble du marché. Cette diminution est essentiellement due à la réduction de la taille moyenne des emballages.

Les ventes de légumes bio ont continué de progresser en 2018, tirées par le marché wallon. 7 Belges sur 10 achètent des légumes bio pour une moyenne de 2,2 kg par an.

Top 10 légumes

La consommation à domicile de fruits est également en recul 

La consommation de fruits à domicile est tombée de 46,9 à 44,7 kg par habitant, son plus bas niveau depuis dix ans. Les prix ont augmenté de 6,5% en moyenne tandis que les volumes ont chuté de 5%. Conséquence : les dépenses en fruits ont augmenté de 1,5%. La dépense moyenne par habitant s’élève à 124,86 euros par an. Comme pour les légumes, quasiment tous les ménages belges achètent des fruits. La fréquence d’achat est de 51 fois par an, soit toutes les semaines. Les ménages flamands et les ménages plus âgés achètent davantage de fruits que les ménages wallons et les ménages plus jeunes.

50% des Belges achètent des fruits bio, marché sur lequel on observe une légère augmentation du nombre d’acheteurs.

Top 10 fruits

La tomate reste le légume le plus vendu

La tomate reste le légume le plus apprécié avec 5,7 kg par personne et par an, devant la carotte (5,4 kg) et l’oignon (4,1 kg). Au sein même du segment des tomates, les tomates cerises gagnent encore du terrain au détriment des tomates ‘traditionnelles’, devenant en valeur le segment n°1 du marché de la tomate, générant 40% du chiffre d’affaires. Les légumes qui ont le plus progressé au cours de l’année sont la chicorée frisée, les pleurotes, les asperges vertes et les choux. A l’inverse, on observe le recul de la chicorée, du céleri vert, du chou frisé, du chou vert et du chou blanc. Dans le top dix des légumes frais, seuls la laitue et le poivron ont gagné un peu de terrain.

On observe une disparité Nord/Sud dans le choix des légumes : alors que les Flamands marquent une préférence pour les poivrons, les poireaux, les champignons, les brocolis, les choux-fleurs, les petits pois et les épinards, les Wallons prisent davantage les oignons, les chicons, les courgettes, la salade, les échalotes et les aubergines. A Bruxelles, le trio de favoris se compose des tomates, des concombres et des haricots princesse. Les jeunes ménages apprécient particulièrement les tomates, les carottes, les poivrons, les courgettes, les champignons, les concombres, les aubergines et les salades. Les ménages plus âgés consomment plus volontiers des chicons, des poireaux, des choux, de la laitue, du céleri, des échalotes et des asperges.

Les pommes perdent du terrain, les baies en gagnent

Pour la première fois, la pomme perd son statut de n°1 du marché des fruits : avec une consommation moyenne par habitant de 7,3 kg, elle est dépassée par la banane (7,8 kg). Le prix des pommes, Jonagold en tête, a fortement augmenté en raison de mauvaises récoltes. En 2008, le volume d’achat moyen de Jonagold par personne et par an était de 5,4 kg ; il est retombé à 2,3 kg en 2018. Après deux moins bonnes années (2016 et 217), la Pink Lady a repris sa progression (plus de 1 kg par personne). 2018 ne fut pas une très bonne année pour les fraises dont les ventes ont reculé, tant en volume qu’en valeur. Parmi les baisses significatives, on note également les groseilles rouges, les figues, les nectarines, les prunes et les abricots. Les ventes de poires ont continué à baisser mais la Conférence reste de loin la variété la plus importante avec 75% de parts de marché.

Les principales progressions concernent les groseilles à maquereau, les myrtilles, les avocats, les melons et les framboises. Les jeunes ménages achètent davantage de pommes, de bananes et de melons que les ménages plus âgés qui semblent préférer les oranges, les poires, les pêches et les nectarines.

La progression des ventes de fruits rouges est remarquable, en particulier celle des framboises, des mûres et des myrtilles dont le succès va croissant depuis une dizaine d’années. En effet, le volume par habitant a été multiplié par dix, passant de 60 gr à 620 gr en 2018, tandis que les dépenses ont été multipliées par treize. L’augmentation de la production nationale et des emballages plus grands ont permis de répondre à une demande toujours plus importante et d’assurer à ce segment une croissance rapide.

La DIS 1 reste leader du marché des fruits et des légumes frais

En matière de distribution, on observe peu de changements, la DIS 1 (hypermarchés et grands supermarchés) détenant 48% de parts de marché, ce qui en fait l’incontestable leader du marché devant le hard discount (Aldi et Lidl) qui en détient 23%. Après avoir gagné du terrain entre 2010 et 2015, le hard discount stabilise donc ses parts de marché en 2018. Au troisième rang, les supermarchés de proximité affichent une belle stabilité à 16% de pdm. Ces statistiques font apparaître que l’ensemble des supermarchés (DIS 1, hard discount et supermarchés de proximité) captent 87% des ventes de fruits et de légumes qui sont ainsi devenus de véritables produits de supermarché. 

Quant aux autres canaux, on observe que les boîtes repas – à emporter ou livrées à domicile – sont la formule à succès du moment, surtout auprès des célibataires aisés et des ménages avec enfants. Près de 3% des Belges ont commandé au moins une fois une boîte repas.

 

VLAM entend stimuler la consommation de fruits et de légumes 

La consommation de fruits et de légumes à domicile est au plus bas depuis 10 ans. Pourtant, le Belge surestime sa consommation, pensant qu’elle est suffisante. C’est pourquoi VLAM entend redoubler d’efforts pour inciter les Belges à en consommer davantage.

Une augmentation de la consommation de légumes nécessite de considérer les légumes séparément du ‘repas chaud’ et de les utiliser également comme collation lors des autres repas. Concernant spécifiquement les millennials (18-30 ans), VLAM a lancé depuis avril 2019 une campagne en ligne baptisée ‘Les légumes sont les nouvelles baskets’. Les jeunes mangent étonnamment peu de légumes. La référence aux baskets fait écho à leur univers : elles sont devenues un mode de vie dans la mesure où elles se portent en toutes circonstances. Dire des légumes qu’ils sont les nouvelles baskets signifie que de, la même manière, les légumes s’intègrent à tout style de vie.

Quant aux fruits, une nouvelle campagne débutera en juillet à la radio, en ligne et dans les points de vente. En été, l’accent sera mis sur les fruits rouges tandis qu’à l’automne, pommes et poires seront mises à l’honneur. Parallèlement à ces deux campagnes, VLAM continue de miser sur l’inspiration via la plateforme www.biendecheznous.be où des recettes faciles à préparer permettent de répondre facilement à la traditionnelle question ‘qu’est-ce qu’on mange aujourd’hui ?’.